Page mise à jour le 13 avril 2022

Catalogue critique de la Bibliothèque de la Pléiade

DANTE

Dante bénéficie curieusement de deux volumes redondants dans la collection. L'un de 1965, pour le septième centenaire de sa naissance, reprend la totalité de ses œuvres dans une traduction unifiée de André Pézard. L'autre, pour le septième centenaire de sa mort, est, sous la direction de Carlo Ossola, une édition bilingue de la seule Divine Comédie dans la traduction de Jacqueline Risset. La double publication dans la collection est courante lorsque une œuvre se retrouve à la fois dans un volume consacré à un auteur et dans une anthologie. C'est le cas par exemple de Louise Labé dont les œuvres sont désormais présentes dans trois volumes dont un à son nom. C'est d'ailleurs aussi le cas de Dante dont des poèmes sont présentés également dans l'Anthologie bilingue de la poésie italienne. Mais c'est la première fois que le même auteur dispose simultanément de deux volumes présentant la même œuvre dans deux traductions différentes.

 

Fiche signalétique de l'auteur

Date de naissance: 1er janvier 1265

Date de mort: 14 septembre 1321

Epoque: Moyen âge

Date d'entrée dans la collection: 24 novembre 1965

Rang d'entrée dans la collection: 87

Précédé par SWIFT et suivi par : GOGOL

Nombre de volumes affectés à l'auteur: 2

Nombre total de volumes édités : 3

Nombre de pages de la dernière édition:  3398

Part de l'appareil critique de la dernière édition: 789/3398=23,22%

Prix d'achat neuf 2022 de l'édition en cours: 132 euros

Nombre de coffrets édités: aucun

Volume numéro 182

Ce volume a fait l'objet de 2 éditions dont une n'est pas répertoriée sur le site officiel. 

Edition de André Pézard en 1965 : ŒUVRES COMPLÈTES

► Ce volume comprend 1910 pages (LIV-1853-[3] pp.). Les 1920 pages annoncées au catalogue depuis 1995 sont atteintes par l'ajout de pages blanches terminales. C'est après douze années de travail, que André Pézard achève la traduction des œuvres complètes de Dante, avec commentaires. Il s'agit de la première traduction intégrale en français, par la même plume, des textes du poète florentin. L'avertissement présente une analyse remarquable du travail de traducteur.

 

►L'édition de ce volume contient :

> Avertissement; chronologie essentielle; index des abréviations (54 pages).

Œuvres italiennes:

> Vie nouvelle (p. 3 à 83);

> Rimes (p. 85 à 271);

> Banquet (p. 273 à 546).

Œuvres latines :

> De l'éloquence en langue vulgaire (p. 549 à 630);

> Monarchie (p. 631 à 740);

> Épîtres (p. 741 à 809);

> Églogues (p. 811 à 840);

> Querelle de l'eau et de la terre (p. 841 à 877).

Divine comédie:

> Enfer (p. 881 à 1112);

> Purgatoire (p. 1113 à 1364);

> Paradis (p. 1365 à 1675).

> Appendices; index alphabétique des noms propres et des principales matières; index philologique; glossaire; errata; index analytique des rimes (122 pages).

 

► Première impression du 21 octobre 1965 réalisée par Mame à Tours sur Bolloré; parution du 24 novembre 1965.

 

► Aucun autre tirage recensé.

 

Réimpression avec nouvelle pagination de 1968 :

► Ce volume comprend 1910 pages (LVI-1851-[3] pp.). André Pézard a apporté dans cette édition environ trois cents modifications dont il s'explique dans un avertissement de la seconde édition de deux pages supplémentaires. Ces modifications utilisent les espaces libres et ne modifient pas la pagination. Les deux pages supplémentaires romaines sont compensées par la suppression des deux pages d'errata de fin d'ouvrage. La date de première édition donnée par André Pézard dans l'avertissement de la seconde édition (25 novembre 1965) diffère d'un jour de celle donnée par le site que nous avons retenue.

 

►L'édition de ce volume contient :

> Avertissement; avertissement de la seconde édition; chronologie essentielle; index des abréviations (56 pages).

Œuvres italiennes:

> Vie nouvelle (p. 3 à 83);

> Rimes (p. 85 à 271);

> Banquet (p. 273 à 546).

Œuvres latines :

> De l'éloquence en langue vulgaire (p. 549 à 630);

> Monarchie (p. 631 à 740);

> Épîtres (p. 741 à 809);

> Églogues (p. 811 à 840);

> Querelle de l'eau et de la terre (p. 841 à 877).

Divine comédie:

> Enfer (p. 881 à 1112);

> Purgatoire (p. 1113 à 1364);

> Paradis (p. 1365 à 1675).

> Appendices; index alphabétique des noms propres et des principales matières; index philologique; glossaire; index analytique des rimes (120 pages).

 

► Première impression du 25 mars 1968 réalisée par Mame à Tours sur Bolloré.

 

► 9 autres tirages recensés :

- 1976;

- 1979;

- 5 décembre 1983 chez Darantiere à Dijon sur Braustein;

- 8 août 1988 chez Darantiere à Dijon sur Braustein;

- 1993;

- 2000;

- 2003;

- 2006;

- 7 novembre 2014 chez Normandie Roto Impression s.a.s. à Lonrai sur Bolloré.

Volume numéro 659

Ce volume a fait l'objet d'une seule édition.

Edition de Carlo Ossola en 2021 : LA DIVINE COMÉDIE 

Ont également collaboré à cette édition Jean-Pierre Ferrini, Luca Fiorentini, Ilaria Gallinaro, Pasquale Porro et Jacqueline Risset 

► Ce volume comprend 1488 pages (LV + 1422).

Cette édition bilingue présente en vis-à-vis l'édition de Giorgo Petrochi de l'"antica vulgata" et de la traduction que Jacqueline Risset réalisa de 1985 à 1990.

 

►L'édition de ce volume contient :

> Préface; chronologie; note sur la présente édition (55 pages).

> L'Enfer (p. 3 à 272);

> Purgatoire (p. 273 à 539);

> Paradis (p. 541 à 0);

> Anthologie des lectures de Dante au XXe siècle.

> Notes; bibliographie (558 pages).

 

► Première impression du 10 septembre 2021 réalisée par Druckerei C. H. Beck à Nordlingen (Allemagne) sur Bolloré; parution du 14 octobre 2021.

 

► Aucun autre tirage recensé.

Chasseur_de_pléiades

Pour renforcer le corps d'ouvrage, Babouot ajoute avant la couture un onglet à cheval sur le dos du premier et du dernier cahier, dont la partie extérieure sera collée sur la page de garde de couleur au début et à la fin de l'ouvrage. Si le premier tirage de Dante (1965) de Spav-Sitew ne comporte qu'un total de 1910 p. alors que chaque cahier est constitué à sa sortie de l'imprimerie d'un nombre de pages multiple de 4, ce qui devrait conduire à un total de 1912 p., c'est que Babouot pour éviter d'ajouter un onglet sur le dos du dernier cahier a coupé le dernier feuillet vierge et collé la languette obtenue sur la page de garde de couleur à la fin du livre.
Comme l'écrit Spav-Sitew, l'imprimeur livre l'intégralité du tirage à Babouot qui ne le relie que par lot, Gallimard voulant limiter le stock des volumes complètement terminés dont la reliure en cuir finale est beaucoup plus coûteuse que l'impression des feuillets. Au cas où Babouot, lors des reliures successives du premier tirage de Dante, aurait alternativement ajouter un onglet ou couper le dernier feuillet, il en résulterait des volumes du même achevé d'imprimer (21 octobre 1965) crédités de 1910 ou 1912 p. Les témoignages des propriétaires de ce tirage pourraient éclairer ce point.
Couper le dernier feuillet pour servir d'onglet est devenu rarissime dans les tirages récents de la Pléiade. Selon le catalogue de 2021, seuls deux volumes (j'exclus l'Index de la correspondance de Flaubert, non relié) ont un nombre total de pages qui n'est pas un multiple de 4 : le n° 529, Ibsen, Théâtre, 2006, 1950 p. et le n° 568, Kundera, Oeuvre, t.2, 2016 (éd. augmentée), 1390 p.
Mon deuxième tirage de Dante du 25 mars 1968 totalise bien par contre 1912 p. (LVI-1851-[5] p. selon la nomenclature de la BNF) et non 1910 comme le premier tirage de 1965 (LIV-1853-[3] p.)

spav-sitew

Merci Chasseur_de_pléiades pour ces précisions.
L'exemplaire de 1965 sur la base duquel est réalisée cette description ne comprend que 3 pages vierges terminales ( LIV-1853-[3] p selon votre notation). Cette différence d'une page s'explique par la méthode de reliure. Babouot reçoit la totalité de chaque impression en bloc papier ("doubles cahiers tête-pied pliés roto"), c'est-à-dire en feuilles empilées. Il procède aux opérations de pliage et stocke l'ensemble ainsi plié. Au fur et à mesure des commandes de Gallimard, il procède à la reliure. Ainsi deux exemplaires de la même impression peuvent avoir été reliés à des moments différents. Il n'y a pas de trace de ces date de reliure. Sauf que l'équipe de relieur peut changer et la technique légèrement différer. Il en va ainsi du maintien ou non de la coupe des pages vierges du dernier livret. La pratique la plus traditionnelle est de ne laisser qu'une feuille. C'est ainsi que notre exemplaire apparait la trace sous forme d'une fine bande de papier de la page coupée. Cette opération n'a pas été faite sur le vôtre.
Quoiqu'il en soit, du point de vue éditorial le nombre de pages vierges terminales ne change rien: les exemplaire présentent le même texte aux mêmes pages. Votre notation intégrant les pages non numérotées terminales a l'avantage qu'elle permet de s'assurer, dans un cas tel que le nôtre, que quoique le nombre total de page ne soit pas le même, la différence est non signifiante car elle tient exclusivement aux pages vierges terminales. Le sujet est particulièrement aigu pour les réimpressions qui font passer le colophon du début à la fin de l'ouvrage : intégré dans la numérotation dans le premier cas, ils en sont exclus dans le second.

Chasseur_de_pléiades

Bonjour, le deuxième tirage des Oeuvres complètes de Dante a été imprimé le 25 mars 1968 sur bible Bolloré, par l'imprimerie Mame à Tours.
La pagination est une source constante d'erreurs, d'autant plus que Gallimard mentionne toujours dans son catalogue le nombre total de pages du dernier tirage mais une date d'édition souvent antérieure, avec un nombre de pages différent. Par exemple, pour Dante, le catalogue de 2021 mentionne une date d'édition de 1965 (correspondant au premier tirage, de 1912 pages) mais un nombre de pages de 1920 (correspondant au dernier tirage de 2014).
Le tirage de 1968 totalise 1912 pages (et non pas 1910 - qui n'est pas un multiple de 4 -, comme indiqué dans l'article) et est constitué de deux séquences de pagination. La première contient l'avertissement, la chronologie et les abréviations, et est numérotée en chiffres romains jusqu'à la page LVI. Les premières pages (blanches ou non) ne sont pas chiffrées mais, incluses dans la numérotation précédente, ne doivent pas être comptabilisées en plus. La seconde séquence de pagination contient les textes de Dante, les appendices, les index et le glossaire, et est numérotée en chiffres arabes jusqu'à la page 1851. Les premières pages de cette seconde séquence ne sont pas chiffrées mais, incluses dans la numérotation précédente, ne doivent pas être comptabilisées en plus. A contrario, les 5 pages non chiffrées au-delà de la page 1851 (4 blanches et 1 mentionnant des caractéristiques d'édition) doivent être comptabilisées en plus pour retrouver le nombre total de pages. Le Dante de 1968 peut donc être paginé ainsi : LVI-1851 pp., 5 pp. n. ch. ou, sous une forme plus compacte : LVI-1851-[5] p. (et le premier tirage de 1965 : LIV-1853-[5] p.) Pézard a continué d'apporter des modifications - à identifier - au fil des tirages puisque le dernier de 2014 contient 8 pages supplémentaires par rapport à ceux de 1965 et de 1968.

spav-sitew

En ce qui concerne le Dante de 1965, l'exemplaire que je possède (Mame - 21 octobre 1965) a 2 pages vierges terminales seulement. Il y a trois pages non numérotées mais la première d''entre elles porte la mention de dépôt légal. Ainsi je n'ai pas les 7 pages dont vous parlez.

spav-sitew

Bonjour,
Merci de signaler cette ré-impression avec nouvelle pagination de 1968 qui m'avait échappée. Je vais procéder à son ajout car c'est bien tel que vous le suggérez que je procède: les modifications de pagination sont signalées. Voir par exemple le tome premier de Alain dans sa réimpression de 1960. En revanche, le nombre de pages blanches terminales n'est pas mentionné et il doit être déduit du nombre total de pages. Nous gagnerions en précision à le faire figurer expressément à l'avenir.
Merci encore pour votre contribution.

chasseur_de_pléiades

Bonjour, félicitations pour votre site qui supplée à l'information tronquée fournie par l'éditeur. Puis-je vous suggérer, pour gagner en précision, de folioter explicitement les tirages quand ils évoluent, en mentionnant les pages blanches à leur emplacement ? Si l'on prend à titre d'exemple le n° 182 de la collection, les Oeuvres complètes de Dante, Pézard a apporté dans le deuxième tirage du 25 mars 1968 environ 300 modifications dont il s'explique dans deux pages supplémentaires insérées à la fin de son Avertissement le faisant passer de LIV à LVI pp. numérotées en chiffres romains. Le nombre de pages numérotées en chiffres arabes ne change pas (1851 pp.) auxquelles s'ajoutent dans le premier tirage de 1965 7 pp. non chiffrées réduites à 5 dans celui de 1968, le volume conservant le même nombre total de pages de 1912. Les descriptions détaillées des deux premiers tirages sont donc respectivement : LIV-1851 pp., 7 pp. n. ch. et LVI-1851 pp., 5 pp. n. ch. André Pézard a dû continuer d'apporter au fil des tirages ultérieurs de nouvelles modifications et adjonctions, jusqu'à ce qu'il soit nécessaire d'augmenter la pagination globale du volume de 8 pages supplémentaires, la portant au nombre de 1920 pp. qui figure dans le catalogue actuel de la collection. Bien cordialement.

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