Catalogue critique de la Bibliothèque de
 La Pléiade

Page mise à jour le 16 avril 2023

Le blog du catalogue

La structure des volumes

La structure de base

La structure actuelle des volumes de la Pléiade est assez constante. On peut y distinguer six parties:


- une première partie non comptabilisée dans la numérotation est composée de la première de couverture, deuxième de couverture et de la page de fausse-garde;


- une deuxième partie, le plus souvent numérotée en chiffre romain (même si le numéro des sept premières pages n'est pas indiqué), comprend la page de garde, la page de faux-titre comportant juste le nom de la collection, la page de titre suivi du sommaire qui débute à la page VII et les textes introductifs pouvant comprendre préface, avant-propos, introduction, chronologie, avertissement ou note sur l'édition;


- la troisième partie est constituée par les œuvres;


- La quatrième est l'appareil critique terminal qui peut comporter notices et notes, variantes, bibliographie, cartes, index et tables diverses et supplément;


- la cinquième réunit la table des matières, le colophon et les pages vierges terminales;


- la dernière partie, non comptabilisée dans le décompte des pages, est composée de la page de fausse-garde, la troisième de couverture et la quatrième de couverture.

Un sommaire standard (Mme de Stael - 621)

Le copyright est au recto de la page de titre ou au recto des pages de faux-titre des œuvres quand il est spécifique à une œuvre. Le dépôt légal est mentionné au pied de la page de colophon.

Pour les éditions à plusieurs volumes, les propos introductifs sont concentrés dans le  premier tome; le dernier tome bénéficie des index généraux.

Quelques évolutions au fil du temps

 

Cette structure n'est pas exactement celle des origines car il y a eu au fil du temps plusieurs évolutions:


- le sommaire n'est systématique qu'à partir de 1963 (volume 163 de Dickens);

- le colophon initialement en dernière page imprimée (quand il existe car il est commun aux volumes doubles tels les Molière mais porté que sur le tome 2) migre dès le volume 13 de Stendhal en 1933 en début d'ouvrage, au verso de la page de faux-titre, avant de revenir, en 1968 avec le volume 200 d'Éluard, en fin d'ouvrage. Pendant cette période, les mentions légales sont à la fin de la table des matières ou au pied de la page suivante.

Des variantes de temps à autre

Cette structure générale n'est pas non plus strictement respectée. On peut ainsi observer des variantes, plus ou moins justifiées par l'éditeur, comme pour les ouvrages en français ancien où les notes de vocabulaire sont en bas de page et non en fin d'ouvrage; ou encore des structures particulières comme le volume consacré à Leskov-Saltykov-Chtchédrine, où  les textes de commentaires (notices, notes sur le texte) sont devant le texte commenté et les notes en fin de volume. Parfois les notes sont placées en bas de page et les textes de commentaires (introduction, bibliographie et notices) devant le texte commenté. La fin d'ouvrage n'est alors consacrée qu'aux index et cartes. C'est le cas par exemple des philosophes taoïstes (volumes 283 de 2022 ou 494).
Sur certains volumes, tels le Brantôme (380) ou le Ioneco (372), la bibliographie est placée en partie introductive; elle est parfois avant les notes et variantes (47-Verlaine jusqu'en 1962).

Des notes en bas de page (Philosophes taoïste I - 283)

Ambroise Laplace

La question de la place appropriée pour les notes est insoluble, deux écoles s'affrontant radicalement, sans compromis possible (en exagérant le trait).
A mon avis, qui en vaut bien un autre, la politique de la collection de la Pléiade est la bonne : fin de volume pour ne pas perturber la lecture - d'autant que certaines notes ou variantes peuvent s'étaler sur plusieurs pages en petits caractères... -, sauf ouvrages dont les notes sont nécessaires pour la compréhension du texte pour un lecteur moderne, à l'image de la vieille édition des œuvres de Rabelais.

spav-sitew

Effectivement, se reporter en permanence à la fin du volume n'est pas très agréable malgré la présence d'un second signet prévu à cet effet. Selon la doctrine officielle, il s'agit de ne pas perturber la lecture par des annotations de bas de page et de laisser le lecteur choisir s'il veut ou non les consulter. Cette argumentation me parait recevable pour des textes dont la "musique" est essentielle comme les textes poétiques. Mais il est vrai que la plupart du temps, c'est plus gênant que plaisant.
Les notes de bas de pages sont pratiquées pour les textes obscurs tels ceux en ancien français, voire en français du XVIIe siècle, ou qui font de nombreuses allusions à un contexte culturel éloignés (les philosophe taoïstes).

Amin

Le problème des notes en fin de volume est très contraignant pour le lecteur.

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